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Traumatisme crânien (TCC)

Le traumatisme crânien cérébral léger (TCCL), ou plus communément appelé commotion cérébrale, est une blessure courante chez les personnes qui ont subi un accident de la route, du travail ou en pratiquant un sport. Il existe trois gravités de TCC; léger, modéré et sévère. Cette gravité est déterminée à l’examen médical à la suite d’un accident selon des critères précis soient : la durée de la perte de conscience, le résultat à l’échelle de Glasgow 30 min après l’accident, la présence de lésions objectivées par imagerie médicale, le résultat de l’examen neurologique et la durée de l’amnésie post-trauma.

Même si un TCC est jugé « léger », la personne atteinte peut éprouver plusieurs symptômes limitants pour sa vie quotidienne. En effet, les symptômes physiques du TCCL (céphalées, nausées, étourdissements, vertiges et fatigue) peuvent limiter le rendement et la participation de la personne à ses activités normales. Des symptômes cognitifs peuvent également s’ajouter, tels que des difficultés d’attention, de mémoire, de manque de mots ainsi que des difficultés d’organisation et de planification. Le TCCL peut également provoquer ou aggraver des symptômes émotifs tels que de l’irritabilité ou du stress. 

Dans la majorité des cas, les symptômes du TCCL se résorbent dans les 7 à 10 jours suivant l’évènement traumatique. Le repos, avec un minimum d’activation physique et mentale durant la journée, est prescrit à ce stade pour favoriser la récupération du cerveau. Ensuite, de façon progressive et selon tolérance, la personne est encouragée à reprendre ses activités normales pour éviter les effets négatifs du déconditionnement. Il se peut, dans certains cas (15%), que les symptômes perdurent plus de 3 mois si la personne est atteinte de problèmes ou diagnostics de santé sous-jacents qui imitent les symptômes du TCCL. Par exemple, le stress, s’il est élevé ou très récurrent, peut à lui seul entretenir la fatigue, les maux de tête et les difficultés attentionnelles ou de sommeil. La présence d’une dysfonction cervicale pourrait également entretenir des tensions qui nuisent à la rémission des maux de tête et des étourdissements/vertiges.

Les professionnels de la santé sont habiletés à intervenir auprès des personnes atteintes d’un TCCL à tous les stades. Par exemple, les ergothérapeutes, par l’enseignement de stratégies actives de gestion d’énergie, peuvent soutenir les clients dans la reprise progressive de leurs activités en minimisant l’impact de leurs symptômes. Les physiothérapeutes peuvent soutenir la diminution des symptômes physiques tels que les vertiges et aider à dépister et à traiter les causes physiques sous-jacentes qui peuvent nuire à la guérison. Les neuropsychologues peuvent également évaluer l’état d’un client dont les symptômes cognitifs ont du mal à se résorber après quelques mois afin d’identifier la problématique persistante et suggérer des moyens de la surmonter.